Les arts hors d’Europe, entre "curiosités exotiques" et arts décoratifs


Le musée de Compiègne conserve un nombre important d’objets provenant de tous les continents, prolongeant le projet d’Antoine Vivenel pour l’étude des arts décoratifs au-delà des frontières européennes. Ces ensembles d’arts « extra-européens » ont été essentiellement collectionnés au XIXe siècle. Dès sa fondation, le musée comptait déjà quelques pièces « exotiques » provenant d’Asie, notamment des statuettes indiennes et chinoises en bronze, un chasse mouche indien en ivoire du XVIIIe siècle et des céramiques de Chine et du Japon, ainsi qu’un carquois provenant d’Océanie.
 
Aux côtés du fondateur du musée se détache la figure d’un autre collectionneur : le marquis de Thuisy dont le don au en 1913 permis au musée de se doter d’un ensemble d’objets d’art décoratif, provenant de Perse, des Indes, de Birmanie, d’Indochine, de Chine et du Japon. Particulièrement remarquables demeurent les centaines de boites en laque d’or du Japon dont plusieurs dizaines remontent aux temps des Shoguns.
 
Des autres donations, pour la plupart moins importantes en nombre, se dégagent toutefois certaines pièces très rares et dont la fragilité ne permet que l’exposition temporaire, en particulier les deux masques-heaumes ejumba du Sénégal (don Paillet-Fontaine, 1902), le tambour pahu vanana peut-être des Iles Marquises (don Raparlier, entre 1877 et 1923-25) et le masque dit « de deuilleur » néo-calédonien  (don Sebert, 1871).







céramique

inro

laque japonaise

masque Nô